Focus sur Munk par Nizar

 

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Remember Y2K ? L’an de grâce 2000, année folle, année psychotique, avec son grand méchant big bug qui sème la panique puis finit par faire psschit… Cette année-là, à Munich, un certain Munk s’affaire à contribuer à une transition de millénaire à la cool et signe le début d’une carrière longue et groovy toute en constance et consistance. En tant qu’artiste, producteur, DJ mais aussi en tant que patron de Gomma, label phare dont NME dira plus tard qu’il est le jumeau allemand du géant américain DFA. Rien que ça. Gomma est le bébé de deux hommes passionnés de musiques hybrides et débridées, Jonas Imbery et Mathias Modica qui s’octroient des alias malins et complèmentaires : respectivement TELONIUS & MUNK, en poke subtil au king du be-bop, le légendaire Thelonious Monk. L’air de dire avec un brin d’humour pointu: achtung, un génie à deux têtes et quatre mains dirige ce label. Écoutez-nous !

Munk le patron de label, va très vite trouver un moyen de se faire entendre (et apprécier) en tant qu’Artiste avec un grand A : dès 2000 donc, il publie sa propre musique sur son propre label et c’est bingo: il se fait instantanément un name. Il enchaine les EP et les featurings et en 2004 il sort son premier LP : Aperitivo, cocktail enivrant et sucré à souhait avec de vraies olives dedans, collaborations de luxe et bombes de tracks dont le tubissime Kick Out The Chairs (Motherfuckers!) en featuring avec James Murphy et Nancy Whang ! Ici remixé par Who Made Who:

Et le foutraque fou-track Ce Kul avec la divine Chloé.

What else..

En 2008, rebelotte avec un deuxième album ‘deluxe’, Cloudbuster, sur lequel il calibre des prods mid-tempo funkisantes et tend le micro à la belle et rebelle Asia Argento qui tantôt chuchotte de sa voix de chatte lascive en manque de lait tantôt entonne avec une certaine rage de vivre des slogan de type : Live fast ! Die old ! 

2011, troisième album, troisième succès: The Bird & The Beat dont l’entrainant La Musica sera le it hit remixé par Mercury, Azari & III ou encore Audiojack. Que dire.. Just dance.

2014, année prolifique pour l’ami Munk. Il cartonne avec Happiness Juice sorti sur Exploited en fetauring avec l’excquise Mona Lazette.

Et nous régale d’un funky Surf Smurf en face à face avec Rebolledo avec chacun sa version du même track. Ici, celle de Munk:

Mais surtout : En 2014, une boucle symbolique est bouclée et c’est déjà l’an 3000 en quelque sorte. Munk, l’homme du millénium, vient de publier un chouette album: Chansons 3000. Ambiance mutant-disco aux accents jazzy sur beat groovy enchanté par les voix suaves de Lizzie Paige et Mona Lazette. Ce nouvel opus est accompagné d’un tout nouveau projet live que Munk et son live band  viendront lancer en fanfare et en exclu française à l’occasion de la Cocotte Club vendredi prochain!

Le Munk live band, ici en pleine répétition :

 

[par Nizar aka Niz Denox, résident cocotte]

Vendredi Merci Playlist #50

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Clip de la semaine : Singtank – Here we go again

Vendredi Merci Playlist #49

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18ème Marche de l’Existrans

Ce samedi 18 octobre c’est la Flash Cocotte mais à 14h, à l’appel du collectif Existrans et de plein d’autres, on ira marcher aux cotés de nos amis Trans et Intersexes.

Existrans 2014 : Communiqué de presse

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Focus sur Robert Owens par Babybear

ROBERT OWENS : THIS IS THE VOICE par Babybear

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Robert Owens, c’est l’inconscient collectif de la house. Si on faisait un micro-trottoir en balançant ses morceaux dans les oreilles des gens, sûr qu’ils se trémousseraient en criant bien fort (ils ont un casque sur les oreilles) : « Ah ouais, c’est de la bonne house ça! ». Sans forcément connaître le bonhomme. Owens, c’est donc d’abord une voix, reconnaissable entre toutes. Elégiaque et sensuelle à la fois. Son chant, c’est un appel à la communion sur le dancefloor, à partager ensemble nos vies parfois cabossées, mais dans l’enceinte protégée du club, le temps d’une soirée ou d’un morceau, je verrai dans ton regard que ça va mieux. I’ll be your friend.

Originaire de Chicago, c’est là qu’en 1985 Robert Owens, alors DJ dans des blocks parties et des petits clubs de la ville, fait la rencontre décisive avec une autre future légende, le producteur Larry Heard. A trois (avec Ron Wilson), ils créent Fingers Inc., responsable des plus fameux house anthems de l’histoire.
Comme le séminal « Can You Feel It »…

ou le planant « Mystery Of Love »

1989. Arrivée à NYC. Owens rejoint le possee Def Mix (Frankie Knuckles, David Morales et Satoshi Tomiie) qui, question morceaux cultes, se pose aussi là.
Surgit « Tears », chef-d’œuvre instantané, perle deep house. Oui on peut pleurer de bonheur sur un dancefloor et c’est même trop bon.

Son plus gros hit, au-delà du circuit clubbing, est sans aucun doute « I’ll Be Your Friend », en 1991. Entêtant mantra. Imparable. Qui n’est pas sans rappeler « French Kiss », le Boléro de Ravel de Lil Louis, sorti deux ans plus tôt.

Robert Owens, 53 ans au compteur, n’a jamais cessé de multiplier les collaborations (Coldcut, Photek…) ainsi que les sets DJ à travers le monde. Les fans du Panorama Bar à Berlin le savent bien.
Récemment, on a adoré son « Trusting Me », avec Kris Menace, remixé par Good Guy Mikesh & Filburt, qui renoue avec le style de la grande époque.

Jeudi 16 octobre, à la première de Menergy (event Facebook) dans le cadre des Jeudi O.K. du Social Club, Robert Owens sera des nôtres. Derrière les platines et micro en main. Owens ne veut qu’une seule chose : être « real ». Il sera permis de frissonner.

Clip de la semaine : The 2 Bears – Not This Time

Vendredi Merci Playlist #48 Spéciale [Magie Noire]

AAAAAA

Etoile sombre de la nuit parisienne, [Magie Noire] revient le vendredi 17 octobre au Yoyo

Que seuls le noir et la magie opèrent…

Clip de la semaine : Mary J. Blige – Right Now

Vendredi Merci Playlist #47

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